Taylorisme – Définition

Le taylorisme est une méthode de production mise en avant par Frederick W. Taylor dans son Organisation Scientifique du Travail (qui inspira par la suite le Fordisme). Il cherchait alors à mettre en place la méthode de travail la plus efficace : THE One Best Way. Pour ce faire, le taylorisme est fondé sur un découpage des tâches productives en des gestes basiques, élémentaires et extrêmement simples. Ces gestes élémentaires sont, dans cette procédure, soumis à un contrôle rigoureux d’un contremaître (et de son chronomètre). Celui peut alors vérifier le travail des ouvriers. L’objectif recherché de Taylor est double :

  • obtenir une plus-value pour le possesseur de l’entreprise ;
  • Proposer des objectifs avec récompense aux ouvriers (supprimant ainsi la flânerie)

Pour ce faire, Taylor met en avant le processus suivant :

  1. décomposer les phases successives d’un travail ;
  2. chercher les gestes les plus efficaces ;
  3. adapter les outils.

Ce n’est pas tout, le taylorisme est aussi soumis à une séparation sociale entre la conception et l’exécution, c’est-à-dire entre les bureaux et les ouvriers : les « blue collars & white collars » ! En français : les cols blancs et les cols bleus. 

Est-ce qu’aujourd’hui, les méthodes organisationnelles issues du Taylorisme sont encore valables et pertinentes ?

Il est très difficile de statuer sur le taylorisme et sa descendance… En effet, aujourd’hui, nous faisons face à la robotisation du processus de production dans les vieux pays industriels, dans les nouveaux pays industriels et même jusqu’aux pays les moins avancés. Certains auteurs vont penser que l’OST conserve un bel avenir, d’autres disent qu’il faut dorénavant mettre en place de nouvelles méthodes liées à la robotisation, l’informatisation…

Le sujet est donc un débat ouvert ! Cependant, il est possible de mettre en avant des nouvelles méthodes organisationnelles venant contraster le taylorisme. Nous pouvons penser au modèle d’Organisation Apprenante qui est une organisation qui apprend de son expérience et tire les bénéfices des compétences qu’elle acquiert. Pour brièvement résumer l’organisation apprenante, celle-ci est selon David Garvin « une organisation capable de créer, acquérir et transférer de la connaissance et de modifier son comportement pour refléter de nouvelles connaissances » : il n’y a plus ainsi un col blanc venant apporter une amélioration et expliquer cette amélioration au col bleu : l’amélioration émerge d’elle même autant chez l’ouvrier que l’employé de bureau. Bref un sujet vraiment passionnant ;). Même au niveau de la séparation bureau/ouvrier, il est possible de discuter. Dès lors qu’on ouvre notre réflexion aux nouvelles méthodes permises par internet comme l’économie collaborative : répondre à cette question de façon tranchée et concise relève du défi pour l’initié.

Henry Ford et la Ford T - image mise à disposition by By Ford Motor Company [Public domain], via Wikimedia Commons

Henry Ford et la Ford T – image mise à disposition by By Ford Motor Company [Public domain], via Wikimedia Commons